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Depuis quelques années, dans mon entourage de sportif, un grand nombre de personne passe le cap entre la pratique physique et l’encadrement en tant que professionnel. C’est bien souvent un défi mental et personnel pour chacun que celui de se mesurer aux tests d’entrées en formation. Après tant d’année de pratique, il faut atteindre ce laissez-passer obligatoire pour devenir moniteur de métier.

Les constats : un cas d’école pour la préparation mentale

En France, pour devenir diplômé d’État d’un sport, il faut passer un test d’entrée en formation que l’on nomme « l’examen probatoire ». Pour la plupart, ce simple nom fait hérisser les poils. Que ce soit pour les nageurs, les skieurs, les escaladeurs, les guides de hautes montagnes…tous doivent y passer. (À l’exception des sportifs de haut niveau bénéficiant d’allègements)

Cet examen d’entrée est le droit de passage pour non seulement suivre une formation, mais aussi pour atteindre une profession, un cadre de vie, un cadre financier. Autant dire qu’il y a de l’enjeu.

J’y ai vu des sportifs de tout âge et de tout niveau s’y « frotter ». Certains sportifs qui en loisir sont excellents, réalisent des performances étonnantes, d’un seul coup se retrouvent à échouer à ce genre de test. D’autres se mettent à modifier leur entraînement, leur alimentation, leur planning parfois des mois avant l’échéance. Et il arrive que ceux qui son les moins « prêts », d’un seul coup, se transcendent. Vous l’aurez compris, c’est un vrai cas d’école pour tout spécialiste du mental.

Selon les disciplines, il faut être capable de réaliser une performance normée (ex : une difficulté d’escalade, un enchaînement de gymnastique…) ou une prestation par référentiel donné le jour J (exemple en ski de fond, faire un parcours dans un temps réalisé le matin même de l’épreuve par un « ouvreur », souvent de niveau national).

On retrouve donc dans ces tests un enjeu qui diffère de la compétition, puisqu’ici, ce n’est pas le meilleur qui gagne, ce n’est pas non plus un concours avec un nombre limité de places. On y retrouve toutes les facettes du mental qui peut aussi bien nous « illuminer » que nous briser.

Entre l’enjeu d’avenir professionnel, les investissements de plusieurs année derrière en tant que pratiquant, la méconnaissance parfois des épreuves type « compétition » (tous n’ont pas été compétiteur dans leur discipline), la performance le jour J, la pression…tout les ingrédients sont là pour avoir l’occasion de travailler son mental, sans avoir le réflexe d’imaginer qu’un travail sur celui-ci puisse être présent, parce que nous sommes hors du cadre de compétition.

Coaching mental sport

Coaching mental sport

Le terrain de jeu

C’est en partant de tous ces constats précédents que j’ai décidé de proposer les savoirs faire de Mental Sport à la section Escalade de l’AFRAT, centre de formation professionnelle spécialisé dans la préparation des examens probatoires des métiers de sports de pleine nature.

Encadrés par M. François Grain, guide de haute montagne, les stagiaires passent 2 mois à s’entraîner en salle d’escalade et en extérieur. L’examen final étant fin août.

Les contraintes

Dans l’escalade, il leur faut non seulement valider le test d’entrée, mais aussi prouver leur expérience personnelle par le biais d’une liste de 20 voies d’escalade naturelle. Ceux-ci doivent compléter leur liste et arriver avec ce « bagage » à l’oral de l’examen. Autant dire que l’été sert souvent à « faire la liste » tout en « s’entraînant ».

En résumé :

  • Deux mois de stage avant le test.
  • S’entrainer à atteindre un niveau 7a pour les garçons et 6c pour les filles. (Les cotations en escalade vont du 3 au 9 en rajoutant a, b, c, entre chaque chiffre. Ainsi, après 5a, 5b, 5c, il y a…6a et ainsi de suite).
  • Réaliser une liste de voies en milieu naturel allant entre 200 m et 400 m de haut et d’une difficulté allant de TD (pour Très Difficile) à ED (pour Extrêmement Difficile)

Le défi Mental Sport

Les accompagner avec les innovations de l’hypnose dans l’atteinte de leurs objectifs. Aussi bien dans leur préparation en salle d’entraînement sur des thèmes tels que la concentration, la récupération, la détente, la combativité ; que dans l’approche de l’examen et aussi dans les problématiques liées à la pratique en nature : peur du vide, appréhension, engagement, motivation, sérénité…

Cette expérience de terrain va permettre de partager avec vous plusieurs articles incluant des témoignages des feed-back d’athlètes et de point « clefs du mental » que nous aurons utilisé.

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