fbpx

Je vous entends d’ici me dire : « il va nous bassiner avec des phrases du genre : ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort ou l’échec n’existe pas, seuls les résultats comptent…. ». J’avoue…je suis tenté de vous endormir avec cette douce mélodie pour flatter mon égo d’hypnotiseur mais j’ai décidé de vous offrir autre chose : vous révéler un secret !

Une méthode de sélection et de recrutement utilisée par les plus grandes unités d’élite au monde et notamment le GIGN. Ce filtre, ce process, cette méthode n’est autre que la pédagogie par l’échec !

Que reste –t-il au-delà de l’échec ? Vous !

Un ami, membre du GIGN, m’expliquait l’autre jour comment sélectionner des candidats qui veulent intégrer une unité d’élite. « Tout d’abord, on épuise les physiques afin que tout le monde soit au niveau 0 et cela, quelque soit le temps que ça prenne ». Il y a trois avantages à ça :

  • Le(la) candidat(e) fait connaissance avec ses limites physiques consciemment.
  • Une fois épuisé(e)s, nous avons accès directement à leurs ressources mentales.
  • Nous créons un choc, une négociation entre les 2 premiers points pour leur faire découvrir que leur tête est capable de mobiliser leur corps au-delà de leurs limites connues.

« Le but de ce processus n’est pas d’obtenir une réponse précise et particulière mais plutôt de connecter les candidats à ce qu’ils sont vraiment. Leur permettre de se construire un mental solide, sur des bases saines, dépouillées du superflu, grâce à l’échec qui agit comme le révélateur de leur réel potentiel.

Et c’est ce que vous faites en échouant, vous vous débarrassez de votre épais matelas de confort psychologique pour révéler et renforcer votre mental d’élite !

D’ailleurs, certaines disciplines comme le crossfit (méthode freeletics) ou l’ultra trail (Uli Steck, Kilian Jornet…) ont bien compris que l’épuisement du corps permet l’utilisation de l’échec comme un outil pour forger son mental.

 

Transformer un bloc de marbre en chef-d’œuvre !

En bon sculpteur, vous allez devoir choisir les morceaux dont vous n’avez pas besoin pour délimiter grossièrement les contours de ce que vous êtes. Ca consiste dans un premier temps pour vous, à laisser de côté les défaites ou échecs qui ne sont plus aujourd’hui chargés d’émotions.

Dans un deuxième temps, penchez-vous sur les coups de burin décisifs, qui vont façonner avec précision la forme finale (et provisoire) de votre mental. Cette étape a pour but de sélectionner les événements de votre parcours sportif, professionnel ou privé qui sont encore bien présent émotionnellement de manière négative.

Enfin, vous voilà rendu à la phase de polissage qui va révéler et donner toute sa profondeur et sa beauté à celui (celle) que vous êtes. Cette dernière étape va vous permettre d’extraire de ces expériences anciennement perçues comme négatives, tout ce que vous pouvez en garder de positif comme le développement de nouvelles capacités ou la découverte de ressources insoupçonnées.

Bien sûr, ce cycle de trois étapes est à reproduire régulièrement afin de faire en sorte que votre chef-d’œuvre, vous en l’occurrence, soit d’un brillant impeccable en permanence. Cette phase de maintenance est tout aussi importante que le travail initial et va vous permettre, tout comme les plus grandes œuvres, d’acquérir une patine remarquable.

« Grâce à cette simple méthode, on ne vieillit pas, on prend de la valeur » 😉

 

Travailler la matière de l’échec en pratique

  • Choisissez un événement négatif considéré comme un échec et revivez-le en temps que spectateur en re-déroulant le film. Si les émotions sont trop fortes, votre inconscient va vous en détacher automatiquement. (choisir un évènement moyennement intense en émotions pour commencer).
  • Analysez, triez, sélectionnez et gardez ce qu’il y a de positif et/ou de nouveau peut-être, en laissant de côté ou derrière vous ce qui n’est plus utile. Prenez le temps de faire le bilan de ce que vous gardez, de ce que vous laisser et du sens que cela a pour vous. (Ça peut être une capacité, une ressource, un comportement, une stratégie mentale…). Vous pouvez également, depuis votre position d’observateur, vous apporter un élément, un point de vue, un conseil…
  • Replongez-vous dans votre propre peau après l’échec avec tout ce que vous venez de modifier. Prenez conscience de ce qui a changé en terme de ressenti positif et imaginez ce que cette nouvelle donne va vous permettre d’accomplir à présent.

Recommencez cette opération autant de fois que de situations à revisiter. Chaque échec contient un outil qui va vous permettre de vous rapprocher de celui (celle) que vous êtes vraiment.

 

Une épreuve, un challenge, un match se pratiquent avec le corps mais se gagnent avec la tête. Sculptez votre mental et faites la différence là où on ne vous attend pas !