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Vous l’avez sans doute lu des dizaines de fois : en sport de haut niveau, les Français ont cette réputation d’être – à quelques exceptions près – incapables de gérer de façon efficace les aspects liés au mental.

N’est-ce pas étonnant que tout le monde fasse ce constat, que tout le monde se rende compte de l’importance de cet aspect, mais que très peu de sportifs soient réellement coachés par des experts de la préparation mentale, en plus de leurs coachs techniques habituels ?

Quand un tennisman perd un match au mental, qu’il n’arrive pas à conclure sur une balle de match parce que son bras tremble, ou qu’il s’énerve après un point important perdant ainsi sa lucidité, il doit bien se dire que ce ne sont pas ses milliers d’heures d’entrainement physique qui sont en cause, mais la gestion de ce qui se passe dans son cerveau.

Quand un club de football recrute un joueur pour quelques dizaines de millions d’euros, on pourrait se dire qu’il est ridicule de chipoter sur ce qui serait une broutille financière… mais permettrait d’amener ledit joueur à un rendement maximal. !

Bien sûr, ce n’est pas une question de radinerie, mais une question de prise de conscience et de confusion !

  • Confusion sur le rôle du coach, qui a souvent une fonction technique et à qui l’on attribue, bien souvent à tort, une fonction de préparation mentale.
  • Prise de conscience que ce sont nos émotions qui contrôlent nos capacités et non l’inverse. Un génie qui manque de confiance en lui restera un génie de salon !

Si chaque sportif, individuellement, doit faire face à ses propres démons, il semble que certains écueils soient particulièrement représentatifs du « mental français », prenons deux exemples :

  • L’incapacité de gérer une position de favori. Vous voulez casser le mental d’un Français, dites-lui qu’il va gagner facilement ! Ça pourrait même devenir une astuce internationale pour mettre un Français en position de doute.

Un bon préparateur mental aiderait quelqu’un qui croule sous cette pression à se couper du regard extérieur et à être son propre étalon.

Et vous, comment faites-vous pour ne considérer, dans un moment important, que votre propre jugement ?

Je travaillais il y a peu avec un sportif qui a trouvé une façon originale de solutionner cette problématique : avant une épreuve, il s’imagine être une version future de lui-même et il se parle, il se raconte à lui-même la façon dont les choses vont se passer.

 

  • L’incapacité à se remettre d’un succès. Réussir c’est bien, digérer la réussite, c’est autre chose. Vous connaissez l’adage qui dit « puissiez-vous réalisez tous vos rêves… sauf un ! » ? De nombreux Français s’arrêtent après un premier grand succès, triste gâchis du talent ! Courir après un but, puis l’atteindre, c’est ce que doit viser un sportif bien entendu, mais en anticipant son succès et ce qui va venir après. Une bonne préparation mentale vise déjà le « rêve d’après » ! Une des questions fréquemment posées pour cela est :

« Une fois votre but atteint, en quoi serez-vous déjà un peu plus proche de votre but suivant ? ».

 

Dans ces deux exemples, il s’agit d’un changement de perception : une question que l’on se pose, une façon de penser, de se parler. Un coach mental observe le fonctionnement mental d’un sportif, perçoit ses habitudes et va interférer avec celles qui lui prennent de l’énergie… pour ensuite l’aider à élaborer une « posture mentale » qui va créer du confort et valoriser ses capacités.

Le mental, c’est le moteur. Quand il est bien dirigé, il fournit une énergie considérable.

De nombreux Français se dépassent dans une position difficile : quand ils sont dans des positions d’outsider, quand on n’attend plus rien d’eux. Dos au mur, ils développent une énergie incroyable. Cette énergie existe donc ! Imaginez ce qui se passerait si elle était mieux gérée ! Ce qu’elle deviendrait si elle était activée dans des positions plus faciles !

Rêvons un peu…