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Nous avons vu dans la première partie de l’article « Se fixer un objectif pour être plus performant » la première étape d’un processus simple permettant de se programmer consciemment et inconsciemment afin d’être « orienté » vers le succès. Vous allez découvrir ci-dessous la suite et fin du processus…

La deuxième étape

Cette étape va nous permettre de vérifier que cet objectif nous motive vraiment. Nous allons également chercher à savoir pourquoi celui-ci nous motive. La question à se poser est donc : pourquoi souhaitez-vous atteindre cet objectif ? Le but de cette étape va être d’identifier les moteurs qui vont vous pousser durablement dans l’effort et vous permettre d’atteindre votre objectif.

Notons que deux types de motivations existent :

La première est une motivation qui permet d’atteindre un objectif auquel vous tenez réellement. Une fois atteint elle vous donne une satisfaction immédiate.

La deuxième est une motivation « secondaire » qui vous permet d’éviter une option peu enviable ou non stratégique en choisissant une alternative « moins mauvaise ». Il s’agit donc d’un choix réalisé par défaut qui peut engendrer du stress, de l’anxiété et vous rendre ainsi moins performant dans votre entrainement ou votre compétition. Un exemple : la personne se fixe pour objectif de courir 1 heure trois fois par semaine pour éviter de grossir.

Vous l’aurez compris, cette motivation, quoiqu’utilisable, est à éviter, car elle constitue un second choix, et par essence constitue un moteur moins performant ! En utilisant des termes positifs on identifie le revers de cette motivation, faisant partie des motivations… plus motivantes ! Pour réutiliser le même exemple : l’objectif de cette personne peut-être de courir 1 heure trois fois par semaine pour avoir une silhouette plus fine et plus attractive ou bien terminer une course locale ou un semi-marathon (qui indirectement jouera sur sa forme physique).

Il s’agit donc dans cette étape, d’un jeu mental dans lequel vous devez vous convaincre et chercher au maximum la motivation de type « atteindre ». Le but de cette étape est d’accrocher votre objectif à vos motivations les plus essentielles qui vont jouer le rôle de moteur et vous permettre de rester engagé dans cette atteinte de l’objectif.

Une fois qu’une première motivation est mise à jour, n’hésitez pas à aller chercher « la motivation de la motivation », c’est-à-dire ce que votre objectif nourrit de plus essentiel.

                Mon objectif : Je souhaite courir ce marathon, car il me permet de me dépasser, de me challenger et me prouver à moi même que je suis capable de rester engagé dans la durée, de partager un entrainement avec des gens performants qui me m’aide à progresser dans ma pratique sportive. Cet objectif est important pour moi, car il affine mes stratégies d’excellence et de performance sportive, en restant dans une progression permanente.

La troisième étape :

Votre objectif à cette étape va être de repérer les premiers changements vérifiables pendant l’effort. L’objectif va être de baliser votre progression afin que vous sachiez le jour J que vous êtes sur la bonne voie.

L’idée est de repérer tous les éléments concrets qui indiquent que vous êtes sur le point d’atteindre votre objectif. La question à se poser est alors la suivante : lorsque vous êtes sur le point d’atteindre votre objectif, comment vous comportez vous? Que voyez-vous, qu’entendez-vous ? Quelles sont vos sensations ? Quelles sont vos émotions ?

Mon objectif : Les éléments qui seront vérifiables pendant ma course seront :

– sensation de légèreté et d’énergie dans les jambes.

– sensation d’en « avoir sous le pied ».

– sensation de confort dans la région abdominale.

– sensation de confiance et de sérénité dans la tête.

– respect de mon allure fixée pendant l’entrainement, montre à l’appui.

La quatrième étape :

Vous allez reprendre le processus d’imagination de la première étape et vous projeter une fois l’objectif atteint ! Vous avez atteint votre objectif, que ce passe t’il maintenant ? Parlez au présent et à la première personne.

Encore une fois, ajoutez le maximum de données sensorielles. Que voyez-vous ? Que ressentez-vous ? Qu’entendez-vous ? L’objectif est de renforcer la motivation en vivant la victoire par anticipation.

Mon objectif :

Visuel : je me vois au milieu de tous les finishers. Une atmosphère très particulière est installée. Je vois mes proches qui arrivent vers moi avec un grand sourire. Je me vois heureux et souriant. Je suis fier d’avoir terminé le parcours.

Auditif : J’entends l’atmosphère ambiante, les animateurs qui parlent au micro, les gens qui chantent, qui parlent. J’entends les sons émanant de chaque stand.

Kinesthésique : je me sens heureux d’avoir fini cette course. Je ressens chaque sensation liée à ce bonheur et à ce plaisir d’une façon très précise. Chaque sensation m’emmène vers une sensation plus lointaine.

Je me sens toujours léger et sais que j’aurai pu courir davantage si j’en avais eu besoin. Je me sens disponible pour partager un bon repas avec mes amis.

La cinquième étape :

Vérifier que cet objectif est le bon. Pouvez-vous faire mieux, être plus ambitieux encore ? Si oui, adaptez ! Faites confiance à vos ressentis. Si lors de la quatrième étape vous ne vous sentez pas pleinement satisfait, changez d’objectif, affinez-le, rendez le plus séduisant, plus attirant ! Celui-ci, une fois déterminé doit sembler irrésistible.

Si quelque chose ne vous semble pas tout à fait positif, adaptez-le afin que cet objectif vous motive vraiment !

La sixième étape :

Préciser ce dont vous avez besoin pour atteindre cet objectif. Il s’agit de planifier dans votre tête votre entraînement. Nous allons réaliser une forme de rétro-planning mental.

Votre objectif est fixé : il ne vous reste plus qu’à en définir les différentes étapes.

Je vous propose d’utiliser, à ce niveau, une métaphore de notre futur : la ligne du temps. Pour ceci, imaginez une ligne du temps qui part de vous et va en direction du futur. Il s’agit simplement de symboliser le futur : alors, imaginez cette ligne, sa couleur, sa forme, sa densité, sa largeur, ses contours, ce qu’il y a autour… Ajoutez une fois de plus le maximum d’informations sensorielles (des détails visuels – couleurs, formes, structures, symboles… -, auditifs -musiques, sons, voix – et kinesthésiques – sensations, ressentis.)

Ce travail sera orienté vers l’inconscient et à ce titre, nous allons réutiliser son langage propre (symboles, formes, couleurs, ressentis, images… comme dans vos rêves !). Placez votre objectif sur cette ligne du temps. Il peut être représenté par un symbole. Pour ma part je représente mon marathon avec la médaille « finisher ».

Pour terminer venez placer sur cette ligne du temps, toutes les étapes ou entraînements dont vous avez besoin. Concernant mon exemple personnel, je me crée une mini détermination d’objectif pour chaque entrainement, le symbolise et viens le placer sur ma ligne du temps.

La septième étape ?

Passez à l’entrainement, vous êtes programmé !

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